L’Indice VitalitéLes commerces de détail ont-ils un effet sur les bureaux? Ou est-ce que les bureaux ont un effet sur les commerces de détail?

Abonnez-vous aux prochains récits de l’Indice Vitalité

The dashboard above is a simplifield version to accommodate smaller displays. To view the full dashboard, increase your window size, zoom out using your browser settings, or view on a device with a larger display.

Les commerces de détail affectent-ils les bureaux ? Ou est-ce l’inverse ? Notre Indice Vitalité use de données pour alimenter la discussion.

Depuis des années, les détaillants se dirigent vers des stratégies omnivoies. L’émergence du commerce électronique, non seulement pour les géants comme Amazon, mais aussi de toutes les marques qui vendent uniquement en ligne, ont fait bifurquer la circulation et les revenus des centres commerciaux, des grands détaillants et des petits commerces. Les commerces avec adresse civique doivent donc proposer plus de flexibilité, d’utilité et une réelle expérience en magasin, avec des options de ramassage, la livraison en un jour ou des services en magasin. La chaîne d’approvisionnement s’est quant à elle adaptée aux nouvelles habitudes des consommateurs

Les précautions en santé et sécurité prises au cours de la pandémie ont accéléré l’adoption de ces tendances tout en affectant une panoplie de commerces, surtout ceux qui dépendent de la fréquentation des bureaux, comme les salles de sport, les restaurants, les cafés, les bistros et autres. Toutefois, alors que les centres-villes continuent de se relever, surtout quand les activités de loisirs et de divertissement rebondissent et que les travailleurs retournent au bureau, les détaillants se posent d’importantes questions.

Certaines réponses se dessineront cette semaine. Même avant la pandémie, les détaillants étiraient les soldes des fêtes bien avant le vendredi fou, le jour de magasinage qui suit l’Action de grâce aux États-Unis. Cela s’est accentué au cours des deux dernières années et les détaillants observent nerveusement si de meilleurs rabais attireront plus de consommateurs dans les magasins au vendredi fou de cette année.

Les données sur les bureaux aident à informer les gens sur le retour au bureau. Toutefois, elles sont aussi, voire plus pertinentes pour les commerçants qui dépendent des occupants des bureaux.
Chris Fraser Directeur général
bureaux de Savannah et de Caroline du Sud d’Avison Young

Les commerçants ont besoin du retour au bureau

La fête du Travail cette année était perçue comme un point tournant potentiel dans l’effort des entreprises d’attirer le personnel au bureau. Toutefois, si notre Indice Vitalité démontre une hausse de 8,4 % du volume moyen de visiteurs dans les bureaux en semaine dans toutes les grandes villes d’Amérique du Nord la semaine après la fête du Travail (mis à part le lundi), l’occupation globale des bureaux demeure inférieure de 57 % à celle avant le début de la pandémie.

Pour les commerçants qui desservent les employés des bureaux, c’est tout un défi. Ils travaillent à atteindre les niveaux de fréquentation prépandémiques (la circulation moyenne demeure 20 % sous le niveau de la semaine avant le confinement) et un retour à la normale serait le bienvenu.

« Les données sur les bureaux aident à informer les gens sur le retour au bureau », dit Chris Fraser, directeur général des bureaux de Savannah et de Caroline du Sud d’Avison Young. « Toutefois, elles sont aussi, voire plus pertinentes pour les commerçants qui dépendent des occupants des bureaux pour les commerces axés sur le lunch, les soupers corporatifs et les bars ainsi que la boulangerie le matin ».

Alors que les entreprises repensent la nature des locaux de bureaux pour refléter les lieux et façons de travailler adoptés par les gens, l’Indice Vitalité peut aider les commerçants à élaborer des stratégies opérationnelles et d’emplacement à l’aide de données sur les volumes globaux de visiteurs et sur les jours de la semaine. Par exemple, les détaillants peuvent être rehausser l’expérience du client avec des services complémentaires pour augmenter la circulation piétonne, comme des réparations dans les bijouteries ou des examens de la vue chez les lunettiers.

Un secteur qui se revitalise à diverses cadences

Les détaillants ont subi un dur revers au début de la pandémie, la circulation piétonne chutant de 79 % au premier mois avec le confinement. Or, si de nombreux détaillants dépendants de la circulation en semaine et des résidents des centres-villes sont toujours en difficulté, d’autres parties du secteur ont un sort variable, reflétant la volatilité des deux dernières années.

Des pics notables dans la circulation piétonne l’été dernier et pendant la dernière saison des fêtes ont suscité l’optimisme, pour être suivis de chutes vertigineuses. Avec un recul de plus de deux ans après le début de la pandémie, l’Indice Vitalité affiche des tendances claires:

Corridors commerciaux

Les corridors commerciaux, qui servent surtout les touristes, sont revenus aux niveaux prépandémiques aux É.-U. dès juin 2021 et sont maintenant à 82,4 % de cette norme.

Détaillants de grande surface

Les détaillants de grande surface ont connu une baisse moins marquée que les autres commerces et ont remonté plus rapidement, surtout au Canada, où la circulation est tout près des niveaux prépandémiques.

Centres commerciaux

La fréquentation des centres commerciaux a connu un pic aux fêtes de 2021, mais se trouve présentement en-deçà des niveaux de 2019, vu l’environnement économique plus difficile pour ce segment. Selon Layoffs.fyi, les É.-U. ont subi près de 104 000 mises à pied en technologies de mai à novembre 2022, presque autant que de mars 2020 à avril 2022.

Épiceries

Mis à part un pic aux É.-U. la semaine avant le confinement alors que les gens faisaient des réserves de denrées, les épiceries locales ont connu une baisse qui perdure depuis le début de la pandémie en raison du commerce en ligne et des habitudes de dépenses plus timides. Le volume de visiteurs demeure faible, soit à environ 75 % des niveaux prépandémiques.

« Le changement des habitudes de magasinage était déjà amorcé avant la COVID, avec beaucoup de livraisons de proximité et la hausse des applications de commerce électronique pour des achats sur demande », dit Julian Adams, associé, pratiques GIS et responsable de produit chez Avison Young. « Le phénomène s’est accentué depuis ».

Regard sur les volumes de marchandise

Le changement des habitudes de magasinage était déjà amorcé avant la COVID, avec beaucoup de livraisons de proximité et la hausse des applications de commerce électronique pour des achats sur demande, un phénomène qui s’est s’est accentué depuis.
Julian Adams Associé, pratiques GIS et responsable de produit
Avison Young

Les années précédentes, de nombreux commerçants se hâtaient d’expédier par la mer leur inventaire, prêts à tout pour de l’espace dans des conteneurs, parfois à prix élevé. Cette année, c’est différent.

Les problèmes de chaîne d’approvisionnement ont persisté tout au long de 2022 et auront sans doute un effet sur l’expérience des fêtes cette année. Avec les procédures radicalement anti-COVID dans les ports chinois, la chute de disponibilité dans les conteneurs et les camions en Amérique du Nord, les conflits de travail et la pression de l’inflation, l’approvisionnement et l’expédition ont été difficiles. Heureusement, le secteur de la logistique a su s’adapter et faire preuve de résilience.

La saison de pointe pour l’expédition qui accommode les ventes des fêtes des détaillants commence généralement à la fin juillet ou au début août. Mais l’affaiblissement de la demande et les entrepôts déjà surchargés ont causé une baisse des volumes d’expédition par conteneur (voir tableau « Importations commerciales par conteneur »). Selon leur plus récent rapport Global Port Tracker, Hackett Associates et la National Retail Federation prévoient que les importations afficheront une baisse de 4 % pour le deuxième semestre. La fréquentation par les employés d’entrepôts et de centres de distribution dans les centres de distribution de proximité, mesurée par le filtre en ligne de l’Indice Vitalité, a renforcé ces tendances, les données sur la mobilité démontrant une diminution généralisée depuis la pandémie. La fréquentation actuelle de ces entrepôts est à 62,5 % des niveaux prépandémiques.

Importations commerciales par conteneur

chart depicting Forecasts for containerized retail imports for the remainder of the year
Les prévisions pour le reste de l’année sont maintenant inférieures aux niveaux de 2021 alors que la demande commence à diminuer

Source: NRF/Hackett Associates Global Port Tracker (November 2022); AVANT by Avison Young

Le retour du vendredi fou ?

Il n’y a pas longtemps, le vendredi fou était la plus grande journée de magasinage de l’année. Toutefois le cyberlundi, qui se concentre évidemment sur les ventes en ligne, est venu prendre sa part du gâteau, les ventes des fêtes ayant migré largement vers le commerce électronique.

Pendant la pandémie, les vendredis fous donnaient des résultats variables, en augmentant progressivement aux É.-U. La fréquentation des corridors commerciaux a décliné de 50,5 % de 2019 à 2020, mais augmenté de 70 % de 2020 à 2021 grâce à la levée des interdictions de voyager, occasionnant une hausse du tourisme. La fréquentation des centres commerciaux a augmenté de 46,4 % de 2020 à 2021, mais est demeurée 28,1 % en-deçà des niveaux de 2019. La fréquentation des commerces à grande surface a augmenté de 6,1 % de 2020 à 2021, mais est demeurée 31,6 % plus faible qu’en 2019. Signe positif, la fréquentation des commerces dans toutes ces options en personne était en modeste baisse de 26,6 % le vendredi fou de 2021 comparé au vendredi fou de 2019, un robuste retour après la chute de 51,3 % de 2019 à 2020.

La question importante pour les détaillants sera de savoir si le vendredi fou de 2022 marque un tournant pour les commerces traditionnels. Plus généralement, les détaillants explorent de nouvelles façons de susciter l’intérêt des clients et de les attirer sur place.

« L’environnement du commerce de détail continue d’évoluer », selon Ali Fieder, vice-présidente et représentante des ventes pour le groupe de services aux détaillants d’Avison Young. « L’expérience en magasin demeure importante. Les gens veulent aller dans des endroits amusants. Ils souhaitent consommer des biens amusants et veulent un bon service. Cette tendance ne se renversera pas.

PRENEZ CONTACT AVEC NOUS POUR EN SAVOIR PLUS SUR L’INDICE VITALITÉ

Contacts principaux

Craig Leibowitz

    • Director, Innovation and Insight Advisory, U.S.
[email protected]avisonyoung.com

Sheila Botting

    • Principal & President Americas, Professional Services
    • Consulting & Advisory
[email protected]avisonyoung.com

Julian Adams

    • Principal, GIS Practice and Product Lead
    • Global Services
    • Innovation and Insight
[email protected]avisonyoung.com

Communiquez avec nous

Veuillez laisser vos coordonnées et un conseiller communiquera avec vous.

Dismiss X

Subscribe to be notified when the next Vitality Index Story is published