Une ligne d'horizon urbaine au crépuscule
Les lieux

Investir dans nos villes :
un questionnaire sur le paysage mondial de l’investissement en 2025

Dans le paysage actuel du marché immobilier commercial, les investisseurs commencent à se sentir plus optimistes. Avec du capital refoulé prêt à déployer, des taux qui s’améliorent et des rendements ajustés aux risques qui semblent intéressants en immobilier, la question est « Et pour la suite ? »

Cela comprend l’investissement d’impact qui, malgré une actuelle « crise de popularité », continue d’être largement vu comme une bonne stratégie d’affaires qui attire fortement les investisseurs selon un récent rapport du Wall Street Journal.

Pour faire la lumière sur le paysage actuel de l’investissement, à la fois pour l’investissement d’impact et dans le sens plus large, nous avons récemment discuté avec les experts de chez Avison Young Marion Jones, James Nelson, Amy Erixon, Chris Cheap, Helen Collins et Chris Pilgrim.

Ensemble, ils ont partagé leurs points de vue sur les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni, proposant un aperçu mondial des dynamiques changeantes et des possibilités qui se profilent à l’horizon.

Quelles sont les opportunités et défis les plus notables dans les marchés d’aujourd’hui, et où les investisseurs peuvent-ils avoir le plus d’influence ?

Voyons cela de plus près.

Quelles tendances influencent le plus l’investissement en immobilier commercial dans votre région présentement (positivement ou non) ? Lesquelles créent le plus grand élan positif ?

Marion Jones (É.-U.) : Aux États-Unis, les vents contraires des négociations tarifaires ont certainement un effet important dans tous les secteurs et marchés. La bonne nouvelle, c’est qu’ici nous commençons à voir plus d’élan et d’occasions importantes du côté de l’achat. Les investisseurs reconnaissent les possibilités qui se dessinent pour acheter des actifs et être en mode acquisition à ce moment-ci du cycle. Il y a plus de capital de dette disponible cette année qu’en 2024, aidant les acheteurs opportunistes qui voient les prix d’aujourd’hui comme des rabais.

James Nelson (É.-U.) : Le marché des ventes d’investissement cherche encore son équilibre. Au premier semestre de 2025, le volume de ventes annualisé dans toutes les catégories d’actifs était de 365 G$, seulement 48 % du pic précédent de 757 G$ en 2021. L’investissement en multirésidentiel a mené le bal, constituant 35 % du volume de ventes, suivi par l’industriel à 25 %. Les bureaux ont encore de la marge à seulement 17 % du volume.

Amy Erixon (CA) : Au Canada, les liquidités sont demeurées fortes, aidées par les baisses de taux d’intérêt et de forts principes fondamentaux. Même les bureaux s’échangent, malgré des niveaux d’inoccupation records. Les acheteurs privés, les utilisateurs et les gouvernements dominent le marché alors que les institutions diversifient en s’éloignant de l’immobilier pour d’autres secteurs, y compris l’agriculture, le bois d’œuvre et les infrastructures. Jusqu’à présent, les tarifs et menaces de tarifs ont eu plus d’effet que les autres facteurs (comme un lent retour au bureau), augmentant la difficulté à prendre des décisions.

Marie-Claire Laflamme-Sanders (CA): Plus que tarifs douaniers américains, une forte tendance qui affecte les investissements au Canada ralentit la croissance démographique. Depuis des années, le Canada connaît l’une des plus grandes croissances dans l’OCDE. Avec les limites sur l’immigration et l’allocation de visas imposées par le gouvernement en vigueur dès 2025, nous voyons un net ralentissement partout au pays. Le premier secteur de l’immobilier commercial à être touché fut celui des investissements en multirésidentiel, où la croissance locative a chuté partout, mais surtout dans les marchés « portes d’accès », comme Vancouver, Toronto et Montréal. Selon nous cela affectera d’autres catégories d’actifs immobiliers commerciaux au cours des prochains mois, avec les investissements industriels et de bureaux qui dépendent de l’accès à la main-d’œuvre et les investissements en commerce de détail qui dépendent d’un fort niveau de consommation. Une croissance démographique fiable, positive et à long terme est essentielle pour soutenir l’activité immobilière.

Chris Cheap (R.-U.) : Au Royaume-Uni, nous observons une pression à la baisse sur les taux d’intérêt, ce qui occasionne des améliorations stables mais faibles des marchés des investissements. Les volumes de transactions demeurent toutefois faibles alors que la détermination des prix demeure un défi. Il y a des liquidités, mais le capital gravite vers les produits de premier ordre avec des revenus bien établis. Les marchés des occupants de bureaux et industriels se tiennent bien, avec de bons niveaux de demande à Londres et dans les principaux marchés des régions. Le défi vient du manque d’inventaire dans le marché en raison de problèmes de viabilité des développements.

Helen Collins (R.-U.) : Le secteur résidentiel du R.-U. demeure résilient, avec en position de tête les logements pour étudiants, le multirésidentiel, l’unifamilial et les logements abordables. Alors que le financement fait toujours face à des vents contraires, les principes fondamentaux demeurent forts : le déséquilibre offre-demande, la demande soutenue des étudiants nationaux et étrangers, la population vieillissante, la réinvention des secteurs urbains locatifs et l’accessibilité. L’ambition du gouvernement du Royaume-Uni de stimuler l’apport de nouvelles habitations s’accompagne de financement substantiel. Le June Spending Review a aussi annoncé un programme sans précédent d’octrois sur dix ans et une politique locative pour les logements abordables et sociaux, apportant de la certitude pour les investisseurs, les promoteurs et les bailleurs afin qu’ils se préparent à bâtir beaucoup de nouvelles résidences. Parallèlement, nous voyons un grand potentiel pour l’investissement dans les actifs sociaux, abordables et unifamiliaux.

Chris Pilgrim (R.-U.) : Le Royaume-Uni demeure le marché le plus activement investi par des capitaux étrangers. Le capital privé américain mène le bal, mais beaucoup de capital de l’Asie-Pacifique cherche à se déployer dans le marché, vu le retour de la stabilité. Le milieu à faible taux d’intérêt dans bon nombre de grandes banques centrales crée un bon moment pour investir et obtenir des actifs stables ou de prestige dans un marché ancré, établi et diversifié.

Une zone métropolitaine européenne avec des structures résidentielles vieillissantes au premier plan et une ligne d'horizon développée en arrière-plan

Y a-t-il des villes dans votre région qui attirent beaucoup d’intérêt ? Pourquoi ?

Marion (É.-U.) : Pour les États-Unis, Dallas se détache du lot selon moi. L’an dernier, cette ville a connu le plus grand volume de transactions aux États-Unis et est devenue une destination pour le capital étranger. Aussi à remarquer : New York mène encore le rebond dans la reprise du marché et le sud de la Floride demeure très fort. Ces deux endroits voient de plus grandes transactions en dollars se conclure plus rapidement que dans les autres villes limitrophes… pour le moment. Nous avons aussi vu une incroyable hausse de la location dans le marché de bureaux de San Francisco et souhaitons tenir ce marché à l’œil.

James (É.-U.) : Miami, Washington (D.C.) et New York ont été les trois dominantes en termes de retour au bureau selon l’indice d’achalandage Avison Young. Nous avons constaté que lorsque les gens reviennent au bureau, le multirésidentiel et les commerces de détail profitent aussi. Par exemple, à New York, le taux d’inoccupation du multirésidentiel est sous la barre de 2 % alors qu’en commerce de détail, ce taux chute en-deçà des niveaux prépandémiques dans certains corridors d’importance.

Amy (CA) : Calgary et Edmonton, en Alberta, mènent au pays en termes de conversions de bureaux en résidentiel, avec plus de 30 projets complétés l’an dernier. Calgary, Winnipeg et Halifax en Nouvelle-Écosse ont connu de belles performances dans les dernières années en raison de l’immigration nationale et étrangère. Ces villes sont relativement peu dispendieuses aujourd’hui et attirent l’intérêt des investisseurs en raison de la reprise qui se poursuit. Toronto et Vancouver, cibles des investissements à long terme, ont connu de bons volumes de ventes également.

Marie-Claire (CA) : Dans ma province, le Québec, nous voyons un grand intérêt dans les banlieues, qui ont les avantages de la proximité aux grandes agglomérations, sans les maux de tête réglementaires et la forte pression concurrentielle que celles-ci peuvent présenter. Nous avons observé un intérêt renouvelé dans l’Ouest du Canada, notamment en Alberta mais aussi au Manitoba, alors que les prix du pétrole sont revenus à des niveaux plus soutenables et que des cadres de travail réglementaires plus propices aux affaires rendent celles-ci plus attrayantes que dans d’autres grands marchés. Les provinces de l’Atlantique ont connu certains des plus forts taux de croissance au pays et sont particulièrement attrayantes pour les investisseurs privés qui cherchent à obtenir de meilleurs rendements.

Chris C. (R.-U.) : Au Royaume-Uni, le marché central de Londres demeure isolé en raison des valeurs plus élevées et de la forte demande internationale. Toutefois, même ce marché a souffert de volumes de transactions inférieurs au cours des deux dernières années. Manchester est la seule autre ville au pays qui s’en approche en termes d’activité du marché et d’attrait des investisseurs en raison d’une forte occupation dans tous les secteurs.

Helen (R.-U.) : Les défis continus en ce qui concerne la réglementation et les coûts pour livrer des tours d’habitation, combinés à un marché de la construction de maisons plus mitigé, ont aidé l’investissement en multirésidentiel locatif de faible hauteur et les maisons unifamiliales en banlieue, avec des transactions multiples qui sont caractéristiques du marché. Dans un marché resserré, les grandes villes continuent d’être le point focal, mais il y a aussi la possibilité de gérer les actifs multirésidentiels et les résidences pour étudiants de première génération.

Chris P. (R.-U.) : Au R.-U., l’investissement dans les bureaux de Londres fait un retour avec une panoplie de capitaux étrangers déployés dans ce secteur. Les bureaux de Londres sont vus comme une valeur relativement sûre et avec la confiance qui revient vers les marchés du travail, le capital considère diverses stratégies de valorisation. Cette demande à Londres entraînera une plus grande diversification dans d’autres grandes villes du R.-U., comme Birmingham et Manchester, et aussi dans d’autres catégories d’actifs au pays.

Comment les choses se dérouleront-elles en temps réel dans un contexte qui mérite de l’attention, alors que les gens ont un regard neuf sur le meilleur moyen de mettre à profit du capital dans des investissements qui favorisent la durabilité et conseiller de bonnes pratiques écologiques.

Quelles innovations ou politiques liées au climat ou à la durabilité (ex. : baux verts, réutilisation adaptée, suivi du contenu carbone, etc.) exercent une grande influence dans vos régions ? Y a-t-il des projets qui se démarquent en démontrant cet effort ? Des incitatifs ?

Marion (É.-U.) : Si aucun projet spécifique ne me vient à l’idée, je suis très intéressée à voir comment les grands fonds d’investissement abordent cette question actuellement aux États-Unis, avec tout réoutillage ou refonte d’impact ou du plan d’ensemble des ESG. Comment les choses se dérouleront-elles en temps réel dans un contexte qui mérite de l’attention, alors que les gens ont un regard neuf sur le meilleur moyen de mettre à profit du capital dans des investissements qui favorisent la durabilité et conseiller de bonnes pratiques écologiques.

James (É.-U.) : La corporation de développement économique de New York met les gaz avec l’« autoroute bleue ». La ville prévoit mieux utiliser les rivières et bandes riveraines pour livrer des produits au lieu de se fier uniquement aux camions, ce qui accentue la congestion routière et la pollution.

Amy (CA) : Le secteur privé du Canada a adopté le suivi du carbone, les rapports et les baux verts il y a plus de 15 ans. C’est donc un des principaux enjeux depuis longtemps d’intégrer la durabilité écologique dans les stratégies de portefeuille. Le gouvernement du Canada a récemment abrogé la taxe carbone pour les personnes (elle demeure en vigueur pour les entreprises). Par ailleurs, le gouvernement se rattrape avec de grandes initiatives à venir, bâtissant l’intégration au réseau partout au Canada, la séquestration carbone et de nouveaux projets d’énergie verte. La réutilisation adaptée en Alberta est un exemple de réussite en partie grâce à la subvention de 75 $ par pied carré à Calgary afin d’aider pour les coûts de conversion résidentiels.

Marie-Claire (CA) : Nous avons vu la plupart des investisseurs institutionnels s’engager à décarboner leurs portefeuilles afin de respecter les directives de carboneutralité, certains lançant divers fonds verts ou d’impact à allouer spécifiquement à des projets écologiquement et socialement durables. Nous avons aussi observé une collaboration croissante entre les entreprises privées et les organismes publics qui commencent à connaître de solides résultats. Les entreprises privées apportent un soutien financier en plus d’un sens affûté de l’immobilier et des affaires (souvent à l’aide d’un « fonds d’impact ») et les organismes publics proposent des projets socialement acceptables axés sur la communauté, en plus de capital des intervenants sociaux et politiques, qui créent de véritables résultats pour les communautés.

Chris C. (R.-U.) : La plupart des grands occupant au R.-U. se sont engagés à devenir carboneutres (en 2030 pour la plupart). Cela affecte toutes les décisions immobilières. Les bailleurs en sont conscients et travaillent avec les occupants dans leur approche des baux verts et pour la consommation d’énergie et l’approvisionnement. La cote d’énergie NABERS, un mode d’évaluation du carbone dans les nouveaux bureaux, est maintenant vue comme une marque de qualité et la voie à suivre pour les bailleurs et locataires afin de réduire le carbone. Le R.-U. voit beaucoup de rénovations en vue des normes MEES (Minimum Energy Efficiency Standards), grandement lié à l’électrification, mais aussi aux matériaux de construction mieux pensés. L’énergie est un grand obstacle au développement au R.-U. et la recherche pour des énergies renouvelables se poursuit. La plupart des grands aménagements industriels auront des installations photovoltaïques et des technologies combinées pour le chauffage et l’énergie comme norme.

Helen (R.-U.) : Au R.-U. le gouvernement met en œuvre une série de politiques pour augmenter l’efficacité énergétique des maisons neuves et existantes. Les maisons existantes doivent être mises à niveau pour atteindre la cote C (ou plus) du Certificat de performance énergétique d’ici 2030, et la norme Future Homes obligera les panneaux solaires et les thermopompes dans les nouvelles maisons d’ici 2027. Les bailleurs de logements sociaux chapeautent la rénovation du vieil inventaire à grande échelle, à l’aide de financement gouvernemental, et on voit de l’innovation dans les nouvelles maisons vis-à-vis le concept Zéro facture.

Chris P. (R.-U.) : De mon point de vue, les capitaux mondiaux adapte leur façon d’octroyer du capital à l’immobilier selon le marché et les engagements pris à cet égard. Nous voyons beaucoup plus d’argent pour les stratégies vertes ou de compensation et des investisseurs qui cherchent activement à comprendre l’effet sur le climat sur un investissement à son achat mais aussi pour tout le plan d’affaires de l’actif et la durée de la possession de celui-ci.

Vue sur une intersection dans un quartier central d'affaires depuis une tour

Quelles catégories d’actifs ou stratégies fonctionnent bien présentement et lesquelles posent un défi ? Comment les entreprises s’adaptent-elles ?

Marion (É.-U.) : Malgré les vents contraires de la négociation tarifaire, l’industriel continue de bien aller, quoique les nouvelles constructions, en raison de préoccupations de surabondance, sont devenues plus difficiles à financer. Le multirésidentiel est en pleine réévaluation en raison de dettes échues et de financement de dettes, mais nous de bons principes fondamentaux dans la plupart des grands marchés.

James (É.-U.) : Le multirésidentiel continue de faire progresser la construction verte. Les développements passifs sont de plus en plus présents, ce qui permet des économies de coûts et d’énergie. Cependant, la distribution du dernier kilomètre continue de causer des soucis dans les grandes villes. New York a rendu les entrepôts du dernier kilomètre de plus de 50 000 pi2 disponibles uniquement par permis spécial. Cela pourrait ajouter plus de pression pour pousser ces centres de logistique plus loin de la ville, causant plus de circulation et de congestion routière.

Amy (CA) : Les logements et commerces de détail plus âgés sont recherchés au Canada pour y ajouter de la valeur. De plus, l’industriel bien loué est toujours liquide et les bureaux comme les hôtels bougent, bien que lentement. L’aménagement est surtout difficile en raison des problèmes des chaînes d’approvisionnement, des coûts élevés des terrains, des frais de développement, de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et des tarifs sur des items importants comme l’équipement de CVC. Les taux d’intérêt et l’incertitude refroidissent aussi l’intérêt pour de nouvelles constructions. Le marché de la copropriété, quant à lui, montre des signes d’essoufflement après une bonne lancée de 3 ans.

Marie-Claire (CA) : Les principaux actifs multirésidentiels, que nous voyons comme des investissements stables avec flux monétaire et peu de dépenses futures en capital, mais qui comblent une lacune locative, ont été particulièrement recherchés vu l’actuelle incertitude macroéconomique. Nous notons aussi un fort intérêt pour les actifs à bail net, qui permettent à un investisseur de participer à un accord avec un meilleur rendement que ce qui se ferait dans les marchés publics, tout en permettant une sécurité de revenu à long terme. Enfin, il y un intérêt renouvelé pour les investissements de bureaux, tant pour ceux de catégorie « A » que pour les conversions au résidentiel. Le retour au bureau imposé et la surallocation aux autres catégories d’actifs signifient que l’attrait des investissements de catégorie A est toujours en hausse. Parallèlement, le nombre croissant des conversions de bureaux en résidentiel (ou à d’autres fins) servent de précieuses ébauches pour d’autres investisseurs qui souhaitent acquérir des immeubles de catégorie B ou C.

Chris C. (R.-U.) : Tous les secteurs comprennent bien la durabilité puisqu’on ne peut fonctionner dans un marché ou un contexte de conformité légale au R.-U. sans s’y être exercé. La mise en œuvre probable des normes MEES (Minimum Energy Efficiency Standards) pourrait laisser certains actifs de bureaux secondaires ou tertiaires en plan puisqu’une rénovation est impossible dans certains contextes de location. C’est particulièrement problématique dans certains marchés régionaux établis du Royaume-Uni.

Helen (R.-U.) : Les actifs pour étudiants, unifamiliaux et en copropriété fonctionnent bien et nous prévoyons une hausse de l’inventaire social et abordable en raison d’octrois à long terme et d’autres incitatifs.

Chris P. (R.-U.) : J’ajouterai à ce que dit Helen que les capitaux mondiaux augmentent les montants octroyés au secteur résidentiel locatif du Royaume-Uni. Les hôtels mis à part, il y a une envie d’acquérir des produits multirésidentiels générateurs de revenus et ce secteur devient mieux établi et prend de l’ampleur partout au pays. La stratégie de BPSA apporte de bons rendements pour les investisseurs qui sont prêts à investir dans les villes où se trouvent des universités, qu’elles soient du Russell Group ou non. Le plus grand défi pour bon nombre de ces catégories d’actifs est la disponibilité d’inventaire livré de qualité propre à l’investissement, puisque les capitaux sont toujours prudents vis-à-vis les risques liés au développement comme les coûts de construction et les obstacles de la chaîne d’approvisionnement.

Les professionnels de l’immobilier commercial ont de plus en plus à voir les investissements de façon intégrale, ce qui comprend des stratégies favorisant les volets social et écologique. Cela fait partie de nos responsabilités de conseillers de guider nos clients au fil de la dynamique changeante liée aux bonnes pratiques et à une bonne intendance des actifs, ce qui inclut naturellement l’aménagement d’immeubles efficaces en énergie et sains en termes écologiques.

Comment voyez-vous le rôle de l’immobilier commercial évoluer pour répondre à la mission plus large de bâtir des villes résilientes, équitables et faibles en carbone qui favorisent l’aspect social et l’écologie ?

Marion (É.-U.) : Les professionnels de l’immobilier commercial ont de plus en plus à voir les investissements de façon intégrale, ce qui comprend des stratégies favorisant les volets social et écologique. Cela fait partie de nos responsabilités de conseillers de guider nos clients au fil de la dynamique changeante liée aux bonnes pratiques et à une bonne intendance des actifs, ce qui inclut naturellement l’aménagement d’immeubles efficaces en énergie et sains en termes écologiques.

James (É.-U.) : C’est une question complexe. Bien sûr que l’objectif, ce devrait être des villes carboneutres, mais pour y arriver il faudra réfléchir davantage à nos façons de générer de l’énergie. Les villes qui ont stimulé le développement sans avoir l’énergie nécessaire dans leur réseau auront de la difficulté à fonctionner sans considérer des sources d’énergie alternatives.

Amy (CA) : Je m’attends à ce que l’IA occupe un siège au premier rang pour permettre aux urbanistes de rêver au lieu d’être accaparés par une banale planification et des vérifications de permis. En tant que promoteurs, investisseurs et financiers, nous devons déjà veiller à ce que les projets que nous entreprenons répondent aux exigences d’aujourd’hui et de demain, ayant la capacité d’évoluer et de se mettre à niveau au fil de l’évolution des technologies, du travail et de la vie en général. L’accessibilité, selon moi, est le grand défi dans tout le spectre, surtout pour ce qui est du logement.

Marie-Claire (CA) : Ultimement, ces questions épineuses doivent être au cœur de la prise de décisions à tous les niveaux de l’immobilier commercial. Elles ne se résoudront pas à l’aide d’une panacée. Il faudra mettre en œuvre une panoplie de solutions diverses afin que nous puissions bâtir des villes habitables qui soutiennent et enrichissent les vies de ceux qui y vivent, y travaillent, s’y divertissent, y étudient et y font des affaires.

Chris C. (R.-U.) : Je crois que nous avons déjà bien évolué au Royaume-Uni pour ce qui est de la législation et du marché de l’occupation prêts à entamer leur parcours de décarbonation. Un conseiller en immobilier d’entreprise, un promoteur ou un investisseur ne peut agir efficacement dans un secteur des marchés britanniques sans bien comprendre le développement durable et le résultat net, c’est un environnement bâti évolutif. Comme les autres l’ont dit, nous avons des problèmes d’infrastructure et un préoccupation grandissante sur le coût d’obtenir la carboneutralité. Les deux doivent être abordés avec soin.

Helen (R.-U.) : Je suis d’accord avec Chris. Au Royaume-Uni nous avons vu une vague d’investisseurs d’effet social entrer dans le secteur du logement social et abordable et au-delà. L’effet social et économique à long terme de créer de nouvelles habitations et d’en rénover des anciennes est grandiose, de l’allègement de la misère et de la pauvreté par la création de formations et d’emplois, à l’effet sur les communautés et les quartiers par la création de nouveaux lieux vivants et sécuritaires.

Chris P. (R.-U.) : C’est un rôle prépondérant pour tout acteur de la chaîne de capital en immobilier commercial : du conseiller aux capitaux, comprendre la capacité de préparer un actif neuf ou existant et à la fois entraîner des rendements d’actifs paritaires ou très performants qui ne sont pas si bien positionnés dans ce contexte. Il est important de s’adapter et de comprendre ces changements pour l’actif et aussi pour les finances (capitaux et dettes) et nous poursuivons nos discussions avec les clients qui cherchent des prêts verts pour améliorer leurs propres qualifications ainsi que les actifs et l’environnement qui les entourent.

Photo aérienne d'une personne marchant sur un chemin de pierre entre le feuillage

Si vous pouviez proposer une priorité pour les investisseurs en immobilier commercial en 2025, quelle serait-elle et pourquoi ?

Marion (É.-U.) : Je répéterais que c’est un bon moment pour acheter. Et parce qu’il y a tant de groupes qui changent de stratégie présentement, c’est vraiment un moment incroyable pour explorer un nouveau paysage et prendre de bonnes décisions d’achat.

James (É.-U.) : Quittez les lignes de touche. Depuis la mi-2022, le marché des ventes d’investissement en immobilier commercial opèrent bien en-deçà de la moyenne de 10 ans alors qu’acheteurs et vendeurs sont restés sur les lignes de touche. Avec l’augmentation sans précédent des taux d’intérêt, de nombreux investisseurs essaient maintenant d’attendre un contexte avec de meilleurs taux d’intérêt. Ils devraient comprendre qu’une trésorerie sur 10 ans est dans le cadre de la moyenne historique, alors il pourrait ne pas y avoir de compression additionnelle. Tel que mentionné précédemment, la demande accrue pour les villes devrait mener à un accroissement du locatif et une augmentation des évaluations.

Amy (CA) : Si vous voyez une bonne transaction, sautez dessus. Le marché récompense toujours ceux qui trouvent du courage en des temps incertains.

Marie-Claire (CA) : Le monde change à une vitesse folle et il est plus important que jamais d’être prêts à changer nos modèles d’investissement et de modifier nos méthodes afin de saisir les opportunités que d’autres ne verront peut-être pas. Restez flexibles, curieux et saisissez les opportunités.

Chris C. (R.-U.) : Suivez de bons conseils locaux. Il y a des opportunités et de la valeur, mais vous devez comprendre le marché et le portrait de l’occupation pour les trouver. Travaillez de près avec vos partenaires, soyez agiles et rationnels.

Helen (R.-U.) : Il n’y a jamais eu meilleur moment pour investir dans le secteur résidentiel du R.-U., avec les politiques du logement et l’offre élevée en plus des domaines de la santé, de la défense et des infrastructure. Et avec d’importantes réformes et du financement ? Nous avons là un tremplin pour la croissance.

Chris P. (R.-U.) : En 2025-2026, il faut de l’audace. Ceux qui profitent de la reprise actuelle en récolteront les bénéfices au cours des prochaines années.

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